L’asthme d’effort, ce trouble respiratoire qui survient pendant ou après l’exercice physique, peut être un véritable frein pour les sportifs amateurs comme pour les athlètes de haut niveau. Voici 5 conseils clés pour les sportifs souffrant d’asthme d’effort, afin de les aider à gérer leurs symptômes, à optimiser leurs performances et à vivre pleinement leur passion.
Pourquoi l’asthme d’effort ne doit pas être un obstacle à la pratique sportive ?
Avec les bonnes connaissances et une prise en charge adaptée, il est tout à fait possible de concilier asthme et sport, et même d’atteindre un excellent niveau. Des athlètes de haut rang sont parvenus à se dépasser dans des sports d’endurance. David Beckham souffre d’asthme depuis l’enfance, mais cela n’a jamais affecté sa carrière de footballeur professionnel ! Les cyclistes Chris Froome et Bradley Wiggins, les nageurs Laszlo Cseh, Jeanette Ottesen et Mireia Belmonte Garcia, et l’athlète Dimitri Bascou, sont asthmatiques. Des données divulguées par les hackers Fancy Bears révèlent qu’ils ont tous eu recours à des autorisations d’usage thérapeutique (AUT) pour des médicaments contre l’asthme. Malgré leurs problèmes respiratoires, ces sportifs ont connu des carrières brillantes et remporté de nombreuses médailles. Le cas de Chris Froome, triple vainqueur du Tour de France, avait déjà été soulevé en 2014 après avoir été vu en train d’utiliser un inhalateur.
1. Consulter un médecin du sport spécialisé en asthme
Vous n’aimez pas cette respiration sifflante et cette toux qui ne vous lâche pas… Un pas de plus et cet essoufflement vous pousse à vous asseoir. Ces symptômes peuvent rapidement vous ôter le plaisir de l’effort et limiter vos performances. « L’asthme est une maladie liée à deux mécanisme principaux : une inflammation des voies aériennes, qui sécrète du mucus et les encombre, et une diminution du diamètre des voies aériennes, qui rend le débit d’air moins important », explique le pneumologue Louis-Jean Couderc.” Avant de se lancer dans un programme d’entraînement, un sportif asthmatique doit faire un contrôle avec un médecin du sport spécialisé en asthme.
Ce professionnel de santé pourra :
- Évaluer la sévérité de l’asthme : des tests spécifiques permettront de déterminer l’impact de l’effort sur les voies respiratoires.
- Prescrire un traitement adapté : en fonction de la sévérité de l’asthme, un traitement de fond et/ou un médicament de secours (bronchodilatateur) pourront être prescrits.
- Élaborer un plan d’action personnalisé : le médecin pourra conseiller le sportif sur le choix des activités, l’intensité de l’effort, la gestion des crises et les précautions à prendre.
Astuce: Gardez votre inhalateur de secours toujours à portée de main, même pendant l’entraînement!
2. S’échauffer progressivement et efficacement
L’échauffement est une étape essentielle pour tout sportif, mais il est d’autant plus important pour les asthmatiques. Un échauffement progressif permet de préparer les voies respiratoires à l’effort et de diminuer le risque de crise d’asthme.
Voici quelques conseils pour un échauffement adapté :
- Commencer par des exercices d’intensité faible : marche, vélo à faible allure, mobilité articulaire…
- Augmenter progressivement l’intensité : accélérer le rythme, augmenter la résistance…
- Adapter la durée de l’échauffement à l’intensité de l’effort à venir.
- Être attentif à sa respiration et s’arrêter si des symptômes d’asthme apparaissent.
Astuce: N’hésitez pas à adapter votre échauffement en fonction des conditions météo. Par temps froid, un échauffement plus long peut être nécessaire.
3. Choisir les sports et les environnements adaptés
Certains sports sont plus propices à déclencher des crises d’asthme d’effort que d’autres.
En général, les sports d’endurance (course à pied, natation, cyclisme) sont plus à risque, car ils sollicitent intensément les voies respiratoires.
Cependant, avec une bonne gestion de l’asthme, il est tout à fait possible de pratiquer ces sports.
Il est également important de choisir des environnements favorables à la pratique sportive :
- Éviter l’air froid et sec : privilégiez les environnements chauds et humides, ou portez un masque ou une écharpe pour réchauffer l’air inspiré.
- Éviter la pollution : privilégiez les espaces verts et les heures de faible trafic.
- Éviter les allergènes : si vous êtes allergique aux pollens, évitez de faire du sport en extérieur pendant les périodes de forte pollinisation.

Les sports qui comportent des temps de récupération, comme la musculation, le yoga ou la marche, sont généralement plus accessibles pour les asthmatiques.
Astuce: La natation est souvent bien tolérée par les asthmatiques, car l’air humide et chaud des piscines est moins irritant pour les voies respiratoires.
4. Savoir appréhender les crises d’asthme pendant l’effort
Malgré toutes les précautions, il est possible qu’une crise d’asthme survienne pendant l’effort. Il est donc important de savoir comment réagir :
- Arrêter l’effort immédiatement
- Prendre son médicament de secours
- Respirer calmement et profondément
- Se placer en position assise ou semi-assise
Astuce: Informez votre entourage (partenaires d’entraînement, coach) de votre asthme et des gestes à adopter en cas de crise.
5. Adopter un mode de vie sain

Un mode de vie sain est essentiel pour prévenir les crises d’asthme et optimiser les performances sportives.
Voici quelques conseils :
- Arrêter de fumer
- Éviter l’exposition aux allergènes et aux irritants
- Gérer son stress
- Adopter une alimentation équilibrée
- Maintenir un poids santé
- Dormir suffisamment
Astuce: Une bonne hydratation est essentielle pour les sportifs, en particulier pour les asthmatiques.
En conclusion, l’asthme d’effort ne doit pas être un obstacle à la pratique sportive. En suivant ces 5 conseils, les sportifs asthmatiques peuvent gérer efficacement leurs symptômes, prévenir les crises et atteindre leurs objectifs, tout en profitant pleinement des bienfaits du sport. Inspirez-vous de ces champions ! L’asthme n’est pas une fatalité. N’oubliez pas que l’asthme est une maladie inflammatoire chronique. Même en dehors des crises, il est important de suivre votre traitement de fond pour contrôler l’inflammation.
