L’asthme en automne peut être plus difficile à contrôler pour certaines personnes. Le retour du froid, des infections respiratoires et du temps passé à l’intérieur peut favoriser l’apparition ou l’aggravation des symptômes.
Pourquoi cette saison peut-elle être plus sensible pour les bronches ? Et surtout, quels réflexes peuvent aider à mieux la traverser ?
Les infections respiratoires, plus fréquentes en automne, peuvent-elles aggraver l’asthme ?
À l’automne, les rhumes et autres infections respiratoires recommencent à circuler davantage, notamment avec la reprise de la vie en collectivité. Or, les infections virales peuvent provoquer une inflammation des voies respiratoires et favoriser une crise ou une exacerbation de l’asthme.
Chez certaines personnes asthmatiques, une infection qui semble bénigne peut ainsi s’accompagner d’une toux plus importante, d’une respiration sifflante ou d’un essoufflement inhabituel.
La prévention des infections fait donc partie des mesures importantes pour limiter le risque d’aggravation. La vaccination contre la grippe peut notamment être recommandée chez les personnes asthmatiques selon leur situation.
Pollens : l’automne est-il vraiment une saison sans allergies ?

On associe souvent les allergies saisonnières au printemps. Pourtant, certains pollens peuvent encore être présents à l’automne.
C’est notamment le cas de l’ambroisie, une plante dont le pollen peut provoquer des réactions allergiques et aggraver les symptômes respiratoires chez les personnes sensibilisées. D’autres allergènes extérieurs, comme certaines moisissures, peuvent également jouer un rôle.
Chez une personne souffrant d’un asthme allergique, une rhinite associée peut également compliquer le contrôle de l’asthme.
Si vous remarquez que vos symptômes apparaissent régulièrement à certaines périodes ou dans certains environnements, il peut être utile d’en parler à votre médecin. Un bilan allergologique peut notamment permettre d’identifier les allergènes auxquels vous êtes sensible.
Humidité et moisissures : aérez votre intérieur
Avec le retour de l’humidité et des journées plus fraîches, les logements peuvent être davantage exposés à la condensation et aux moisissures, notamment lorsqu’ils sont insuffisamment ventilés.
Les moisissures font partie des allergènes intérieurs susceptibles de déclencher ou d’aggraver les symptômes chez certaines personnes asthmatiques. Les acariens, présents notamment dans la literie et la poussière, peuvent également poser problème.
Quelques habitudes simples peuvent limiter leur développement :
- aérez votre logement quotidiennement ;
- surveillez les traces d’humidité et de moisissures ;
- évitez de faire sécher régulièrement du linge dans les pièces de vie ;
- entretenez les systèmes d’aération ;
- lavez régulièrement le linge de lit.
L’objectif n’est pas de transformer son logement en environnement stérile, mais de limiter l’exposition aux allergènes auxquels vous êtes sensible.
Pourquoi le changement de température peut-il gêner la respiration ?
Les variations de température peuvent également influencer les symptômes de l’asthme. L’air froid peut notamment irriter les voies respiratoires et favoriser une contraction des bronches chez certaines personnes.
Cela peut être particulièrement perceptible lors d’une activité physique en extérieur, lorsque l’on respire plus rapidement et davantage par la bouche.
Lorsque les premiers froids arrivent, couvrir le nez et la bouche avec une écharpe peut aider à réchauffer et humidifier l’air inspiré. Il est également préférable de limiter les efforts intenses en extérieur lorsque les conditions sont particulièrement froides ou que la qualité de l’air est mauvaise.
Comment mieux gérer son asthme à l’automne ?
La meilleure façon de traverser cette période reste de maintenir un asthme correctement contrôlé et de connaître ses propres facteurs déclenchants.
Quelques réflexes peuvent être utiles :
- continuez votre traitement de fond selon la prescription de votre médecin ;
- vérifiez que vous utilisez correctement votre inhalateur ;
- gardez votre traitement de secours à disposition si celui-ci vous a été prescrit ;
- surveillez les symptômes qui apparaissent avec les changements de saison ;
- aérez régulièrement votre logement ;
- soyez attentif à la qualité de l’air et aux périodes de forte concentration de pollens ;
- consultez si vos symptômes deviennent plus fréquents ou plus importants.
Un plan d’action personnalisé peut également aider à savoir comment réagir en cas d’aggravation des symptômes.
Asthme en automne : ce qu’il faut retenir
L’automne peut rendre l’asthme plus difficile à contrôler chez certaines personnes en raison de la combinaison de plusieurs facteurs : infections respiratoires, allergènes, humidité, moisissures et changements de température.
Il n’existe toutefois pas de règle valable pour tout le monde. Connaître ses propres déclencheurs, suivre son traitement et rester attentif à l’évolution des symptômes permettent de mieux anticiper les périodes plus sensibles.
Une aggravation inhabituelle des symptômes mérite toutefois un avis médical, quelle que soit la saison.
