Dans cet article, Doktor ABC vous fait le point des possibilités existantes à l’heure actuelle et une évaluation objective de chacune d’elles, pour vous aider à faire le bon choix.
Le préservatif reste de loin la méthode de contraception la plus utilisée, en alternative à la pilule ou contraception hormonale. Cependant, il en existe d’autres, sans produits chimiques, qui restent pratiques et très efficaces. Des techniques conservatrices comme la méthode rythmique, aux méthodes radicales comme la stérilisation, en passant par d’autres techniques comme le DIU ou encore l’aspect de la glaire cervicale, vous découvrirez dans la suite, les différentes possibilités existantes, ainsi que les spécificités propres à chacune d’elles.

La méthode rythmique
La méthode rythmique est sans aucun doute l’une des méthodes alternatives de contraception les plus connues et les plus utilisées. Son principe s’appuie sur l’hypothèse selon laquelle une femme ne peut tomber enceinte que pendant sa période d’ovulation, qui ne concerne que certains jours du mois. La méthode rythmique consiste concrètement à calculer à partir du cycle menstruel de la femme, les périodes fertiles. L’ovulation survient classiquement au 14ᵉ jour du cycle menstruel à compter du premier jour des règles. Une fois libéré, l’ovule mature peut persister dans l’une ou l’autre des trompes pendant un délai de 48H. Il est donc préconisé d’éviter les rapports sexuels 3 jours avant l’ovulation, et 2 jours après, afin d’éviter une grossesse. Toutefois, cette méthode, purement théorique, est peu fiable en pratique, du fait des variations du cycle menstruel chez beaucoup de femmes.
Les variations de température
De façon physiologique, la température du corps augmente de 0,2 à 0,5 degré Celsius pendant la période ovulatoire et reste élevée jusqu’à la menstruation. En dressant une courbe de l’évolution de la température, il est possible d’avoir une idée des jours de fécondité, et d’éviter d’avoir des rapports sexuels pendant ces jours-là. Toutefois, cette méthode n’est pas entièrement fiable étant donné que la température corporelle peut varier suivant différents facteurs, à commencer par les infections, les états inflammatoires non infectieux, l’activité physique, les variations de la météo, la forme de la journée, et bien d’autres.

L’aspect de la glaire cervicale
Il est possible de se baser sur l’aspect de la glaire cervicale pour connaître la période ovulatoire et prendre ses dispositions en conséquence. La méthode consiste à analyser la texture de la glaire naturellement produite par la partie inférieure du col de l’utérus. Cette texture change selon les périodes du cycle, devenant claire, limpide, abondante et filante pendant la période péri-ovulatoire, qui correspond à la période de fécondité. A contrario, la glaire cervicale devient visqueuse, peu abondante et peu filante pendant la période post-ovulatoire.
Prudence toutefois, car l’évaluation de la texture de la glaire cervicale, quand elle est faite par des néophytes, peut être mauvaise et peut conduire à des erreurs.
DIU en cuivre
Il s’agit d’un petit objet en cuivre, fabriqué en forme de T, et qui est destiné à une insertion dans l’utérus par le gynécologue. Le principe du dispositif intra-utérin (DIU) repose sur l’empêchement de la fécondation par blocage de l’entrée des spermatozoïdes dans l’utérus. Cette technique présente l’avantage d’être utilisable sur de longues durées, avec une moyenne de 5 à 10 ans. Le DIU peut être retiré à n’importe quel moment, et les modèles au cuivre sans hormone sont particulièrement plébiscités. Toutefois, les DIU doivent être placés convenablement pour être efficaces, et si tel n’est pas le cas, vous n’êtes pas à l’abri d’une grossesse non désirée. D’autres problèmes liés à une mauvaise implantation de DIU concernent le spotting et la survenue de crampes menstruelles sévères dans certains cas.
Diaphragme et préservatif féminin
Le diaphragme est un contraceptif féminin, il s’agit d’un dispositif qu’il faut insérer dans le vagin avant les rapports sexuels, et qui est destiné à bloquer les spermatozoïdes. Le diaphragme doit être inséré pendant un temps minimal de deux heures avant le rapport sexuel, et l’insertion doit se faire après avoir pris le soin d’enduire le dispositif d’une crème ou d’un gel qui va réduire considérablement la motilité des spermatozoïdes.
Pour une efficacité optimale, le diaphragme ne doit être placé que par un gynécologue. Bien que cette technique soit considérée comme sûre, elle ne vous met pas entièrement à l’abri des grossesses non désirées, notamment en cas de mauvaise insertion du dispositif.

Quant au préservatif féminin, souvent conçu en polyuréthane ou en caoutchouc nitrile, il a la même forme et texture que ceux masculins, à la différence qu’il présente des anneaux aux deux extrémités. Le premier anneau est à insérer dans le vagin, tandis que le second sert juste de repère pour positionner le préservatif féminin au bon endroit. Au même titre que toutes les techniques alternatives susmentionnées, le préservatif féminin est décrit comme relativement sûr, car il n’est pas rare que des grossesses surviennent malgré son utilisation. Cela peut arriver soit du fait d’un mauvais positionnement, soit du fait d’une rupture du préservatif, laissant s’écouler le sperme dans l’utérus. Il faut signaler par ailleurs que cette variante de préservatif n’a jamais vraiment eu la cote sur le marché.
Stérilisation
Si avec votre partenaire vous avez pu vous mettre irrévocablement d’accord pour ne pas/plus avoir d’enfants, la stérilisation peut être une solution envisageable pour éviter une grossesse. L’opération consiste chez la femme à couper les déférents d’ovules, et chez les hommes, les canaux déférents. Elle est la plus fiable des méthodes citées dans cet article, avec un indice Pearl qui se situe entre 0,1 et environ 0,3.
Cependant, il est important de s’assurer que l’acte est posé par un spécialiste d’une part, et d’autre part, vu qu’il s’agit d’une intervention radicale et irréversible, il est important de bien mûrir la réflexion en couple avant de se lancer.

Conclusion : pour ou contre les méthodes contraceptives alternatives ?
Les alternatives à la pilule contraceptive peuvent se révéler utiles et pertinentes comme solutions pour éviter des grossesses non désirées, bien qu’elles ne soient pas entièrement fiables. Du fait d’une mauvaise insertion des dispositifs, d’une mauvaise appréciation de la glaire ou de la température corporelle, ou en raison d’autres erreurs de jugement, la probabilité d’une grossesse non désirée augmente considérablement avec ces alternatives, exception faite de la stérilisation. Il revient à chaque femme de décider, avec son conjoint, et de préférence son gynécologue, du meilleur choix pour prévenir une grossesse non désirée.
